Ouvertures pour l'ouverture
28, 29, 30 octobre 2011
Conférence donnée par Philippe Gervais
Tout comme le concert qu’elle précède, cette conférence s’articule en deux volets, l’un consacré à Rebel et à ses Éléments, l’autre à Rameau et aux suites d’orchestre qu’on peut tirer de ses opéras. Le sujet des quatre éléments fut très populaire à l’époque baroque, en peinture, en musique et même en danse ; il relève cependant d’une conception de l’art et d’une vision symbolique du monde qui nous sont peu familières aujourd’hui et qui gagnent à être approfondies. L’idée de faire précéder les Éléments d’un tableau musical illustrant le chaos originel, référence à la fois aux mythes fondateurs grecs et aux écrits bibliques, était quant à elle une véritable nouveauté, dont il importe de mesurer l’audace. Audace également présente chez Rameau, qui, à partir de cinquante ans, à un âge où bien des compositeurs avaient livré l’essentiel de leur œuvre, entreprend de révolutionner l’opéra français, depuis l’ouverture dont il fait éclater le moule jusqu’à la moindre danse dont il peaufine avec soin l’orchestration. Paradoxe étonnant, ce même Rameau, dont les innovations semblaient choquantes aux oreilles des inconditionnels de Lully, sera bientôt perçu, avec la vogue naissante de la musique italienne, comme un défenseur de la grande tradition française!
Philippe Gervais a soutenu en 2002 à la Sorbonne un doctorat portant sur l’opéra baroque français. Il enseigne la littérature et l’histoire de l’art au Collège Maisonneuve à Montréal.
BACH - Désir de l'âme
17, 18, 19 octobre 2011
Conférence donné par Carol Bergeron
Dans l’écriture de la voix soliste des cantates d’église comme pour le rôle de l’instrument soliste dans l’évolution du concerto, Jean Sébastien Bach ouvre des voies nouvelles qu’après lui, les compositeurs ne pourront ignorer. Il en va même jusqu’au langage du soliste virtuose qui n’échappera pas à l’influence du grand maître du baroque.
Ainsi la « présentation » des trois concerts de novembre portera-t-elle sur ce qui affecte le rôle de l’interprète dans les œuvres de Bach inscrites au programme.
Carol Bergeron est musicologue et journaliste québécois.
Commedia dell'arte
17, 18, 19 février 2012
Conférence donnée par Lucie Renaud
Commedia dell'arte
Forme libre, à la fois éclatée et inclusive, la commedia dell’arte ne privilégie pas l’analyse intellectuelle ou la recherche de la vraisemblance, mais joue plutôt sur le ressenti, le paradoxe et l’illusion. Les zannis Arlequin, Scaramouche et Brighella se moquent de leurs maîtres, le vieux Pantalon et le docteur continuent de s’illusionner sur leurs talents de séducteurs, Matamore et Coviello fanfaronnent pour masquer leurs peurs, alors que, sous leurs dehors d’ingénus, Lélio et Isabella ont plus d’un tour dans leur sac pour faciliter leurs amours naissantes. Le comédien et le personnage incarné par ce dernier deviennent reflets du spectateur leurré, lui-même acteur plus ou moins conscient de l’univers.
La musique et la danse jouaient des rôles essentiels dans les spectacles de commedia dell’arte, en magnifiant la palette expressive, expansive et souvent excessive, facilitant le chevauchement de la vérité et du mensonge, de la joie brute et des peurs les plus sombres, du quotidien sordide et de la vie rêvée. Cette conférence pré-concert se propose de franchir allégrement la frontière entre musique et comédie.
La musique, l’écriture et le partage du savoir sont les pôles de la vie créatrice de Lucie Renaud. Détentrice d’une maîtrise en interprétation piano, elle travaille en tant que professeur, journaliste et rédactrice spécialisée en musique classique. On a pu la lire dans diverses publications dont La Scena Musicale et elle a de signé de nombreuses notes de programmes et documents pédagogiques pour diverses organisations musicales.
Musique au café Zimmermann
16, 17, 18 mars 2012
Conférence donnée par François Filiatrault
BACH ET LE CAFÉ (Conférence en images)
Une bonne partie de l’activité de Bach à Leipzig est liée au café, dont on peut par ailleurs penser qu’il était grand amateur. Cette boisson, qui venait de faire son entrée en Europe, allait contribuer à poser les bases de la sociabilité moderne, et la musique ne fut pas étrangère à ce vaste mouvement. Pendant une dizaine d’années, entre 1729 et 1740, Bach dirige les concerts que Gottfried Zimmermann offre aux clients de son café, rue Sainte-Catherine, ou, durant l’été, dans des jardins hors les murs. Bach, avec ses fils et les jeunes musiciens qui forment un des deux collegium musicum de la ville, y donne ses compositions profanes et celles de ses meilleurs contemporains, inaugurant ce qui compte parmi les premiers concerts publics des pays germaniques.
Tout en ayant poursuivi une carrière de professeur de psychologie au niveau collégial, François Filiatrault a collaboré durant une trentaine d’années à la Chaîne culturelle de Radio-Canada. Depuis longtemps conseiller artistique et rédacteur pour plusieurs groupes et musiciens spécialisés dans les répertoires Renaissance, baroque et classique, M. Filiatrault donne régulièrement des conférences sur divers sujets de musique ancienne, en lien avec l’histoire et l’histoire de l’art.
Héroïnes et femmes fatales
27, 28, 29 avril 2012
Conférence donné par Claude Ricignuolo



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